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LES MASQUES CHIRURGICAUX, UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE ?

On connaissait déjà le destin tragique des tortues qui confondent les sacs plastiques avec des méduses, ce sont à présent les masques chirurgicaux jetables qui sont en cause. Les conséquences de la pandémie du COVID-19 se sont en effet étendues jusqu’aux océans, avec toujours plus de masques perturbant les écosystèmes marins. L’ONU estime d’ailleurs le nombre de masques dans les océans à 1,5 milliard.

Une nouvelle source de pollution plastique

Les masques chirurgicaux sont composés en majorité de polypropène, une matière plastique. Ils contiennent également de l’élasthanne, que l’on retrouve dans les élastiques, et du métal. Chaque masque usagé jeté dans la nature constitue donc non seulement un danger sanitaire pour celui qui entrera en contact avec, mais également une pollution plastique au même titre que les autres déchets plastiques. Selon le Service public fédéral Santé publique belge, les masques chirurgicaux pourraient mettre jusqu’à 450 ans pour se décomposer, soit autant qu’une bouteille plastique d’un litre. De sa fabrication, qui nécessite du pétrole, à sa vie post-utilisation, le masque chirurgical est polluant. En France, on estime le nombre de déchets plastiques à la fin de chaque journée à 400 tonnes. À l’échelle mondiale, les chiffres sont effrayants. On atteindrait 4,3 milliards de masques par jour, soit environ 12 000 tonnes de déchets ! L’impact environnemental du masque est donc aujourd’hui colossal.

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Traitement spécial que nécessitent les masques

Le recyclage des masques nécessite un processus particulier qui le rend complexe à mettre en place à grande échelle.

Une première étape consiste en l’hygiénisation des masques usagés, qui peuvent être infectés. Il convient donc de les assainir avant de pouvoir les recycler. Mais avant cela, ils doivent d’abord subir une isolation de longue durée, ce qui allonge d’autant plus le processus. Après cette phase de préparation, les masques peuvent commencer à être décomposés en séparant les élastiques et la petite barre métallique, afin d’isoler le polypropylène recyclable. Il est ensuite traité, broyé et réutilisé dans la confection textile et autres. Un dernier passage de 30 secondes sous ultraviolets est nécessaire afin de s’assurer de l’élimination de toute germe qui aurait pu résister.

Au-delà de l’aspect technique du recyclage, qui n’est pas évident à maîtriser et qui nécessite d’être encore davantage développé, c’est la question des coûts qui constitue un frein à la généralisation du recyclage. Pour les entreprises spécialisées, les coûts de collecte, d’isolation et de tri des masques usagés sont trop élevés par rapport à la valeur de la matière recyclée obtenue.

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Filières de recyclages

Les initiatives de recyclage peinent donc à se généraliser et ne concernent pour le moment que des start-up et petites structures. Depuis le début de la pandémie, ces filières de recyclage locales se sont multipliées en France, parmi elles Plaxtil, Cyclad ou encore Versoo. Ces dernières proposent des solutions de recyclage aux établissements publics et privés, en mettant à disposition des containers de collecte.

À une plus grande échelle, les départements mettent progressivement en place des partenariats avec ces entreprises afin d’envisager une meilleure prise en charge de ces déchets. Ces récentes évolutions sont encourageantes, d’autant plus qu’elles commencent à être soutenues par des aides publiques.

S’il est certain que la prise en charge et le recyclage des masques usagés se développent, il n’en demeure pas moins que leur quantité peut être drastiquement réduite pourvu que l’on prenne conscience de l’alternative crédible que sont les masques en tissus homologués.

Masques en tissus homologués

Le masque artisanal, ou de catégorie 2, est aujourd’hui déconseillé par le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), car totalement inefficace face aux variants anglais et sud-africain.

Il existe toutefois une alternative au masque chirurgical. Ce sont les masques en tissu de catégorie 1 (UNS1) qui filtrent plus de 90% des particules dans l’air ambiant. Pour les reconnaître, il faut rechercher l’inscription "UNS1" sur l’emballage. L’utilisation de ces masques homologués est non seulement écologique mais également économique puisqu’ils sont réutilisables.

Aujourd’hui, bien que les évolutions en matière de recyclage soient prometteuses, les préoccupations sanitaires priment encore largement sur la gestion écologique des masques usagés. À cela s’ajoute le manque d’information quant aux alternatives au masque jetable, qui ne fait qu’augmenter la quantité de déchets à devoir traiter et recycler.

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